Ce soir, je n’ai pas vraiment les mots

Ce soir, je suis chamboulé.

Il y a quelques jours, j’ai envoyé un exemplaire de Renaître pour ma fille à Ulrick Lemarchands, de SOS Hommes Battus France.

Je l’ai fait simplement. Parce que ce livre raconte une histoire que j’ai vécue, mais aussi parce qu’il aborde des violences dont la parole reste parfois difficile.

Et puis ce soir, j’ai découvert sa publication.

La photographie de mon livre. Celle de ma dédicace. Ses quelques mots.

Publication d’Ulrick Lemarchands de SOS Hommes Battus France présentant le livre Renaître pour ma fille d’Axel Rivage

« Merci surtout à lui d’avoir osé. »

Et cette phrase annonçant que le comité de lecture de l’association prendra également le temps de partager son ressenti.

Je ne m’attendais pas à cela.

Depuis la parution de ce livre, j’essaie de le faire connaître, bien sûr. Je contacte des librairies, des associations, des salons, des professionnels. Parfois une réponse arrive. Souvent, il ne se passe rien.

Et puis il y a des moments comme celui-ci.

Des moments où l’on se rappelle pourquoi on a écrit.

Renaître pour ma fille est d’abord l’histoire d’un père et de sa fille. Mais si notre histoire peut aussi contribuer à libérer une parole, à faire connaître des réalités encore trop peu entendues et, peut-être, aider quelqu’un à se sentir moins seul, alors tout ce chemin aura eu un sens.

Ce soir, je n’ai pas envie d’en dire davantage.

Simplement : merci.