ouverture du livre Renaître pour ma fille d'Axel Rivage avec un filtre hivernal bleu illustrant le chapitre 11 sur le conflit de garde et l'angoisse de l'enfant.

Chapitre 11 : Quand le corps de l’enfant crie ce que les mots ne peuvent dire

L’hiver 2019 restera gravé comme l’un des plus sombres de mon combat de père. Dans ce nouvel épisode de mon podcast « Renaître pour ma fille », je lève le voile sur une réalité souvent ignorée des tribunaux : la somatisation extrême de l’enfant pris en étau dans un conflit de garde.

Le traumatisme inscrit dans le corps : les crises de tétanie

Au-delà des mots et des larmes, c’est le corps de ma fille qui a fini par alerter sur l’insupportable. Chaque lundi, à l’approche du passage de bras, l’angoisse montait jusqu’à l’irréparable.

Les crises de tétanie sont des manifestations physiques violentes : membres qui se crispent, visages déformés par la panique, doigts recroquevillés. Ce sont des « réactions psychosomatiques extrêmes », comme l’a confirmé SOS Médecins à l’époque, traduisant une détresse psychologique que l’enfant ne peut plus verbaliser.

Décembre 2018 : Le point de rupture

Le récit revient sur un événement pivot : l’intrusion de mon ex-conjointe à mon domicile le 18 décembre. Un moment de tension extrême où la peur de l’enfant rencontre la réalité des mains courantes et des plaintes pour non-présentation d’enfant. Ce chapitre illustre comment un incident domestique devient une arme judiciaire, complexifiant encore davantage la protection de l’enfant.

L’isolement face aux institutions

L’un des aspects les plus douloureux de ce témoignage est le sentiment de solitude profonde. Malgré les alertes lancées auprès des services sociaux des mois auparavant, l’inertie institutionnelle a laissé la pathologie s’installer.

« Je me suis senti guidé par ma seule conscience, mon cœur de père, face à un système qui semblait immobile. »

Ce combat pour protéger ma fille, malgré l’inertie du système, s’est appuyé sur des bases solides de reconstruction. Pour comprendre comment j’ai tenu bon, découvrez mes 5 piliers de résilience pour (re)construire sa vie après l’emprise

L’horizon du 7 février 2019 : L’espoir du JAF

Tout le récit converge vers cette date clé : l’assignation en référé devant le Juge aux Affaires Familiales (JAF). Entre pression psychologique et espoir de protection, cet épisode explore les coulisses d’une bataille judiciaire où chaque jour compte pour la santé de l’enfant.

Écoutez l’épisode complet

Retrouvez le récit intégral de cet hiver 2019 et comprenez les mécanismes de l’angoisse enfantine dans le podcast.

Écoutez l’épisode sur spotify

Cet hiver 2019 a été l’épreuve la plus difficile de mon parcours. Voir le corps de son enfant flancher sous le poids d’un conflit qui ne lui appartient pas est une douleur qu’aucun parent ne devrait connaître. Pourtant, c’est précisément dans cet isolement et cette impuissance qu’a germé la nécessité de ce témoignage.

Si ce chapitre 11 illustre la profondeur de la crise, il explique aussi pourquoi j’ai choisi de témoigner et de ne jamais baisser les bras. Ce combat, je ne l’ai pas mené seul : il s’est appuyé sur une volonté profonde de me reconstruire pour être le pilier dont ma fille avait besoin. Pour aller plus loin dans cette réflexion, je vous invite à découvrir mon article sur les piliers de la résilience pour se reconstruire après l’emprise.

Le chemin d’un père face à l’invisibilité judiciaire est semé d’embûches, mais chaque pas compte. Ce blog est un espace de partage pour tous ceux qui, comme moi, cherchent à transformer l’épreuve en un nouveau départ.

Retrouvez d’autres récits et conseils dans ma catégorie dédiée : Paternité, Amour et Résilience.

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